Archives mensuelles : mai 2022

Le sonnet shakespearien : Le retour de l’hirondelle.

Merci à mon amie Maria  pour cette belle mise en page !


Retour de l’hirondelle

L’hirondelle est venue au seuil de mon histoire
Pour me conter l’amour et son pays lointain,
Je retrouve aussitôt le bois d’une écritoire,
Et traduis en mots doux le charmant baratin !

Princesse de l’azur, sa danse est gracieuse,
Mon regard ébloui, charmé par son talent,
Goûte l’instant magique où l’heure précieuse
File plus vite encor qu’un vol de goéland.

Je surveille les cieux, comme on guette une rose,
Dont le bouton promet un suave parfum ;
Le nid est déjà là, sous ma poutrelle rose,
Durant tout un hiver, je l’ai couvé sans fin.

La voyant s’approcher, doucement je m’efface,
Je peux mettre un point d’or au bas de ma préface !

Annie

Le sonnet marotique : Mortagne sur Sèvre.

Mortagne Sur Sèvre

En pays de Mortagne il est un lieu charmant,
Que l’on visite à pied, mais en tendant l’oreille,
Car derrière les murs où s’amuse la treille,
On entend les oiseaux chanter allégrement.

Amoureux de la pierre et de son chatoiement,
C’est ici que l’on trouve, à nulle autre pareille,
Dans un écrin ourlé de la salsepareille,
La plus belle parure et son miroitement.

Sous couvert des logis, la nature s’invite,
Épouse le château qui doucement gravite,
Les nuits de pleine lune, autour d’anciens dictons…

Je me plais à penser qu’un nouvel Épicure,
Aimerait, c’est certain, le Jardin de la Cure,
Où s’admire au printemps la rose en ses festons !

Annie

49 e Jeux Floraux de l’Essor poétique de la Roche Sur Yon.

Sous un chaud soleil, une belle remise des prix en ce printemps ! Merci au jury et aux membres de l’Essor de la Roche Sur Yon !

Nostalgie


J’ai refermé toutes mes portes
Pour affronter les cieux plus gris.
Sur le vélin des feuilles mortes,
On voit encor maints coloris.

Pour affronter les cieux plus gris,
La cheminée ourle sa flamme.
On voit encor maints coloris
Dans les buissons que l’aube acclame !

La cheminée ourle sa flamme,
Je songe à mes étés passés.
Dans les buissons que l’aube acclame,
Les feux du temps se sont lassés !

Je songe à mes étés passés,
Déjà l’hiver met sa flanelle.
Les feux du temps se sont lassés,
Il fait bien froid dans la venelle !

Déjà l’hiver met sa flanelle,
Il a neigé dans mes cheveux…
Il fait bien froid dans la venelle,
Le blanc flocon passe aux aveux !

Il a neigé dans mes cheveux,
Traînent mes ans mille cohortes.
Le blanc flocon passe aux aveux,
J’ai refermé toutes mes portes !

Annie