Archives de catégorie : Photos

Le sonnet marotique : Rossignol du matin.

 

Sonnet espagnol


Rossignol du matin

Qu’importe la froidure ou l’actualité,
Rossignol du matin m’offre une sérénade,
Je déguste son chant, telle une limonade
Désaltère ma soif de musicalité !

J’oublie aussitôt toute brutalité,
Mon esprit frétillant, du cœur de sa manade,
Laisse éclater sa joie et d’une talonnade
Fait tinter les grelots de ma vitalité !

La nature engourdie entrouvre une paupière,
Dès que la tourterelle amorce un doux refrain,
Tandis qu’une jacinthe ourle enfin sa guêpière.

Envolés les soucis, les cris et le chagrin,
J’imagine déjà, caché dessous la pierre,
Le grillon prisonnier de mon alexandrin !

Annie

Le même devenu sonnet sonnet marotique !

 

Rossignol du matin

Qu’importe la froidure ou l’actualité,
Rossignol du matin m’offre une sérénade,
Je déguste son chant, telle une limonade
Désaltère la soif de musicalité !

J’en oublie aussitôt toute brutalité,
Mon esprit frétillant, du cœur de sa manade,
Laisse éclater sa joie et d’une talonnade
Fait tinter les grelots de ma vitalité !

Tandis qu’une jacinthe ourle enfin sa guêpière.
La nature engourdie entrouvre une paupière,
Dès que la tourterelle amorce un doux refrain.

Envolés les soucis et tous les jours moroses !
J’imagine déjà, caché dessous les roses,
Le grillon prisonnier de mon alexandrin !

Annie

 

 

Le sonnet marotique : Les mots.

Un autre poème sur les mots !

Les mots


Les mots, comme les fleurs, ont ce pouvoir étrange,
De réconcilier l’humain et la raison,
Quand posés sur la page, ils sont la fenaison
De celui dont l’esprit appelle au libre échange.

Clamés par l’orateur, s’ils ne sont pas louange,
A dose violente, ils deviennent poison.
Au public affamé de haute trahison,
Ils offrent ce volcan dont le réveil dérange !

Telle une violette au délicat parfum,
Ils ont pour l’être aimé un cœur de séraphin,
Et le charme discret de la douce aubépine.

On aime les cueillir en un long chapelet,
Et quand on les reçoit blottis dans un pamphlet,
Comme la rose, ils ont la candeur et l’épine !

Annie

Le maillet : Les mots.

Les mots


Flirter avec les mots pour enrichir la prose,
S’accrocher à toujours qui rime avec amour,
En caressant madame et son esprit glamour,
Pour oublier chagrin car il est trop morose.

Cueillir le mimosa qui fleurit au jardin,
Flirter avec les mots pour enrichir la prose,
Respirer le parfum que nous offre la rose,
Pour chasser le cafard qui n’est pas anodin.

Se lover dans un lit, dans ses draps de satin,
En berçant la paresse et sa dentelle rose ,
Flirter avec les mots pour enrichir la prose,
Essuyer la tristesse et sa glace sans tain.

Cultiver le bonheur, arrachant la névrose,
Pour croquer la douceur dans un morceau de fruit,
Accueillir l’oiseau bleu pour adoucir le bruit,
Flirter avec les mots pour enrichir la prose.

Annie

Le sonnet marotique : Petit bonheur.

Petit bonheur

C’est un petit bonheur, ravi d’un moindre rien,
D’un matin qui sourit à l’éclat d’une rose,
Au poète amoureux lui récitant sa prose,
Tandis qu’un triste ennui boude comme un vaurien !

Il a le cœur léger ce noble épicurien,
Et ne s’attarde pas face à tout jour morose,
Préférant s’enivrer d’un jus de primerose,
Avant de s’envoler en geste aérien.

Pour qu’un brin de muguet se rallie à sa cause,
Il l’enrobe d’amour, tout doucement lui cause,
Rien de tel qu’un parfum riche et revigorant !

Si l’on se nourrissait de cette belle éthique,
L’existence serait beaucoup plus poétique,
Et le petit bonheur pourrait devenir grand !

Annie

Le sonnet marotique : Frayeur.

Frayeur

Dans le lointain brumeux, un vieux coq s’époumone,
Il appelle le jour, paresseux ce matin ;
Après la longue nuit, un voile de satin,
Enveloppe à loisir l’ombre d’une démone…

Derrière mes volets, j’entends que l’on marmonne…
Qui cherche à m’effrayer ? Quel est ce plaisantin ?
Un elfe des sous-bois, un korrigan mutin ?
Mon regard sourcilleux s’attache à la crémone !

Voilà que maintenant on gratte au portillon,
Ce ne peut-être, hélas, un vol de papillon,
Fatigué de sa nuit, effleurant ma sonnette !

La curiosité, plus forte que la peur,
Me conduit jusqu’au seuil et là, c’est la stupeur !
Aguicheuse, je vois, une tendre minette !

Annie

Le sonnet français : Bientôt.

 

Bientôt


Quand reviendra le temps des rires et des fleurs,
J’irai par les chemins, j’irai sur la colline,
En suivant l’oiseau bleu dans l’aube qui décline,
Et jouir du matin négligeant ses pâleurs.

Les pinceaux du printemps, de leurs mille couleurs,
Effaceront bientôt de leur grâce câline,
La noirceur des sous-bois ôtant leur capeline,
Soulagés d’en finir avec les tristes pleurs !

J’ouvrirai chaque jour la porte ou la fenêtre,
Je bénirai le ciel tout heureux de renaître,
Sans craindre le nuage ou la force du vent…

Je guetterai le soir la lune et sa chandelle,
Pour attraper au vol un chant d’engoulevent,
Et broder mon sommeil d’un rêve d’hirondelle !

Annie

Le sonnet français : Sonnet pour Alba.

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE A TOUTES ET TOUS !

 

Sonnet pour Alba

Alba, petite fée, à l’aube de la vie,
Sais-tu que c’est le ciel et sa lune en bouton,
Qui détient les secrets du plus petit santon,
Celui qui tous les ans ranime notre envie ?

Après la longue attente, à table on le convie,
Pour admirer sa grâce et le joli peton,
Qui dépassant parfois des langes de coton,
Donne au baiser le goût d’une pêche Pavie.

En ce premier Noël, on en perd la raison
Quand ton clair gazouillis enchante la maison,
Et chacun d’applaudir ta mignonne frimousse !

Devant tant de candeur même le ciel sourit,
Et le gentil berger à genoux sur la mousse,
Ajoute à son respect la foi qui s’attendrit !

Annie

Le Rondel : L’amour en cage.

 

L’amour en cage

L’amour en cage est-il amour ?
C’est en son nom qu’on se fiance,
Afin d’atteindre l’alliance,
Signe éternel du plus beau jour.

Mais quand parfois plane un vautour,
Son ombre devient méfiance ;
L’amour en cage est-il amour ?
C’est en son nom qu’on se fiance !

Quand le serment prend un détour,
Usant les nerfs, la patience,
Bonjour à la triste ambiance ;
Seul le passé reste glamour,
L’amour en cage est-il amour ?

Annie

La Villanesque : Intolérance.

Tableau de mon amie Christiana

Hommage aux femmes et aux petites filles que l’on prive de liberté, et même pire…

 

Intolérance


J’aimerais bien savoir l’étrange différence
Menant l’un à l’école et l’autre en sa prison ?
S’il vous plaît, dites-moi quelle en est la raison ?

Non, je ne puis penser qu’une protubérance
Force une jeune fille à changer d’horizon !
S’il vous plaît, dites-moi quelle en est la raison ?

Ah je peste il est vrai contre cette aberrance,
Recouvrir une fleur pour son exhalaison !
S’il vous plaît, dites-moi quelle en est la raison ?

En inventant des lois prônant l’intolérance
Faut-il être innocent pour boire à son poison !
S’il vous plaît, dites-moi quelle en est la raison ?

Annie

Le sonnet français : Réminiscence.


Réminiscence


Je nous revois tous deux sur un petit nuage,
Nos cœurs battaient bien fort face à tant de bonheur ;
Sur le seuil de l’église, on nous fit grand honneur,
En recevant les vœux de notre voisinage !

Il était plus que doux ce jour de mariage
Et fier était aussi le gai carillonneur
D’avoir été choisi pour devenir sonneur,
De cet évènement dans mon petit village !

Pour moi la robe blanche et la rose en bouton,
Pour toi le rêve tendre et le joli veston,
Et nous étions fin prêts pour la grande aventure !

C’était hier, déjà ! Aujourd’hui, grands-parents,
Protégeons notre foi pour qu’une signature
Conserve jusqu’au bout ses pouvoirs fulgurants !

Annie