Archives de catégorie : Poèmes amis

Le sonnet à écho : A toi Flormed.

 

 

A toi Flormed

Aujourd’hui je te lis cher poète au grand cœur
Afin de partager tous les pleurs de ton âme ;
La mienne est aux abois, bien souvent te réclame,
Je me noie en tes vers et leur douce liqueur…

Il me faut en finir avec cette rancœur
Qui me fait regretter la fin d’une famille
N’ayant connu, hélas, qu’un morceau de ramille ;
Je me noie en tes vers et leur douce liqueur…

Crois-tu que nous pourrions chanter tous deux en chœur,
Après avoir tant bu dans la coupe trop pleine
D’une dure existence à la mauvaise haleine ?
Je me noie en tes vers et leur douce liqueur…

Aujourd’hui je te lis cher poète au grand cœur,
Je me noie en tes vers et leur douce liqueur…

Annie

Et voici en écho à mon sonnet, un bout rimé de mon maître et ami Flormed, que je remercie de tout cœur !

Le piot des rimes

Nous avons le piot* des rimes dans le cœur,
Notre plume abreuvée au flot des pleurs de l’âme.
Érato, de là-haut, le vin des vers réclame,
Ne trouvant son ivresse en nulle autre liqueur

En son palais, jamais ne germe la rancœur,
Azur où le soleil est l’esprit de famille
Sous l’œil d’un ange soûl aux ailes en ramille ;
Ne trouvant son ivresse en nulle autre liqueur.

N’avons-nous pas chanté l’hymne sacrée en chœur,
Sous les regards si doux de Séléné, si pleine
De grâce, qui vidait cent godets d’une haleine
Ne trouvant son ivresse en nulle autre liqueur.

Nous avons le piot des rimes dans le cœur.
Ne trouvant son ivresse en nulle autre liqueur.


M. Zeid

Piot : boisson, vin

Sonnets à kyrielle avec un ami poète.


Je vous présente un échange de sonnets à kyrielle écrits avec un talentueux ami poète, membre du forum Poésis, que je remercie pour sa belle interprétation.

 

Affabulation

Madame écoutez-moi exhaler mon soupir,
Au jardin du désir caché sous ma couette
Car je rêve la nuit de votre silhouette
Mais chassé par un sort, las je dois déguerpir.

Et ma terreur gonflant sans pouvoir s’assoupir
J’entrevois votre corps, rêvant de sa conquête
L’esprit paralysé je tairai ma requête
Mais chassé par un sort, las je dois déguerpir.

Je crois voir dans vos yeux de belle prisonnière,
La supplication pour être la première,
Mais chassé par un sort, las je dois déguerpir.

Aujourd’hui j’aspire à vous offrir  ma pervenche
Pour enfin espérer de prendre ma revanche
Mais chassé par un sort, las je dois déguerpir.

Capricorne
 
Invitation
Oh monsieur croyez-moi, je sais votre chagrin !
Ami je vous attends depuis belle lurette,
Me feriez-vous l’honneur d’habiter ma chambrette ?
Ah chantez moi l’amour en pur alexandrin !
J’y serais votre muse, et vous mon suzerain,
Et s’il vous sied aussi de me conter fleurette,
J’emprunterais l’habit d’une humble bergerette !
Ah chantez-moi l’amour en pur alexandrin !
Si le désir vous prend de cueillir mes pétales,
Je quitterais, c’est sûr, l’univers des vestales…
Ah chantez-moi l’amour en pur alexandrin !
Vivons le paradis avant que tout s’envole,
Le bel âge est printemps, il aime être frivole…
Ah chantez-moi l’amour en pur alexandrin !
Annie
 

La Schaltinienne double et à refrain, à deux plumes : Le cri des poètes.

 

Le cri des poètes

Petits bouts de rayon du cercle des poètes
Nous avons à l’esprit par nos plumes, scellé,
Un Éden trop vital pour être révélé,
Notre monde est ailleurs au dessus de vos têtes.

Lisez-nous quelquefois, vous serez bien surpris
De nous voir dorloter la moindre des clochettes,
Ou pleurer de chagrin lorsque le ciel est gris…

La douleur ou la joie emplissent nos rivières,
Mais quand la destinée engendre des civières,

Le silence est souvent le plus fort de nos cris !

Nos mots, nous les portons comme des amulettes,
Tout près de notre cœur au seuil d’être fêlé,
Vous saurez que le verbe est un chemin mêlé,
D’ortie et de chiendent, de douces violettes !

Nous aimons en ballade, au vent des incompris,
Notre muse implorer : « Souffle quand tu souhaites ! »
Jusqu’à temps d’estimer nos tourments amaigris.

Car nous vivons ainsi, riches de nos prières
Que, naïfs, nous lançons au-delà des frontières ;

Le silence est souvent le plus fort de nos cris !

Marlène et Annie

 

 

MERCI et bravo chère Marlène !

Bout rimé de mon amie Marlène !

 
 
Quand un ami poète vous fait don d ‘un d’un bout rimé sur l’un de vos poème et qu’une amie poétesse en fait autant, c’est Noël avant l’heure  !
Merci Flormed et  Marlène !

 

Hommage à Flormed

Ô Flormed mon ami, ta douceur est un songe
Que je pose à la brune au bord de l’encrier,
Où des mots de silence à force de crier
Arrachent tous les fils du tissu d’un mensonge…

Dans ce monde cruel à qui donc se fier ?
Quant à moi j’ai choisi dans les pleurs de ton âme
D’en croquer tous les fruits aux senteurs de cinname ;
Il m’en faut tant et tant pour mieux versifier !

Au jardin de ton cœur mon cafard se repose,
J’y trouve une sagesse en costume de rose
Qui caresse un amour et lui donne la main.

Reçois donc aujourd’hui le cadeau de ma plume
Car nous ne savons pas ce que sera demain,
Et tu verras ce soir mon espoir qui s’allume.

Annie

 

Un art si brillant

 


Vous louer en duo, fort longtemps que j’y songe
Mais ma plume tournoie au bord de l’encrier
Malgré mon désespoir me faisant lui crier :
« Par pitié, pose-toi » – ce n’est pas un mensonge ! –

Je redoutais jamais ne pouvoir me fier
A ce bonheur divin qui réjouit tant mon âme
Condamnée aux gâteaux sans saveur de cinname
Puisque rien n’est plus doux que de versifier !

L’appétence d’écrire à l’air libre repose
Il suffit quelques fois d’un doux parfum de rose
Que deux charmants amis distillent de la main.

Annie et Flormed, un art si brillant ne se plume !
Un jour, presque chenu pour mieux luire demain
Le plus dur est l’attente avant qu’un feu l’allume.

Marl’Aime, Poèmes de ma Vie – Bout rimé 04/12/2019

Le bout rimé : Hommage à Flormed…

A la suite de mon sonnet « Hommage à Flormed », celui-ci m’a offert ce très beau rebond en bout rimé. Merci et bravo cher Flormed !

 

 

 

Hommage à Flormed

Ô Flormed mon ami, ta douceur est un songe
Que je pose à la brune au bord de l’encrier,
Où des mots de silence à force de crier
Arrachent tous les fils du tissu d’un mensonge…

Dans ce monde cruel à qui donc se fier ?
Quant à moi j’ai choisi dans les pleurs de ton âme
D’en croquer tous les fruits aux senteurs de cinname ;
Il m’en faut tant et tant pour mieux versifier !

Au jardin de ton cœur mon cafard se repose,
J’y trouve une sagesse en costume de rose
Qui caresse un amour et lui donne la main.

Reçois donc aujourd’hui le cadeau de ma plume
Car nous ne savons pas ce que sera demain,
Et tu verras ce soir mon espoir qui s’allume.

Annie

Notre lien, Annie, est un féerique songe
Dont le roseau, baisant en douceur l’encrier,
Éclaire le parcours des yeux aimant crier
Merveille, par amour des rimes sans mensonge.

Le jour où nos esprits avaient dû se fier
À Boileau, son bel Art fut l’élixir dont l’âme
S’enivra pour en faire à jamais son cinname,
Son exquis marasquin pour bien versifier !

Que notre inspirateur et guide, en paix, repose !
Je m’en vais, chaque soir, baigner, à l’eau de rose,
Sa luisante épitaphe, un encens à la main.

Grâce à lui, mon calame, allié de ta plume,
A pu forger des vers qui seront lus demain,
Par nos petits enfants. Que ton bougeoir s’allume  !

M.Z…

 

 

 

Gamin de Montmartre par Daniel Lajeunesse.

 

Monsieur Daniel Lajeunesse, m’a fait le grand honneur de mettre l’un de mes sonnets sur sa page d’accueil, je tiens à l’en remercier en publiant ce si beau poème afin de vous le faire découvrir. Daniel est un poète de talent, auteur de plusieurs recueils, primé lors de concours poétiques maintes et maintes fois, dont le talent est aussi grand que sa gentillesse. Merci cher Daniel, et quant à vous mes lecteurs fidèles, n’hésitez pas à parcourir ce merveilleux blog.

http://www.reverie-et-poesie.com/pages/poemes/page-4.html

 

Gamin de Montmartre

 

Il a cette jeunesse encollée à la peau

Qui lui donne toujours ce semblant de gavroche

Quand il va sifflotant, une main à la poche

Et l’autre brandissant sa casquette en drapeau.

 

Son domaine est la rue et il en fait sa cour,

Il est chez lui partout et la butte est la reine

Qui fait de lui un roi qui parade et promène

Sa débrouille et gaieté au rythme d’un tambour.

 

Peut-être verrez-vous, tout près du Sacré-Coeur,

Ce gamin effronté venu chercher fortune,

Tant avec sa gouaille il vous vendra la lune

        Mais vous n’emporterez que son rire moqueur.       

 

Il ira, sautillant, rejoindre son essaim

Là-bas où la fanfare anime le village.

Pour que perdure une œuvre et aussi son image,

Montmartre aura toujours un poulbot en son sein.

Daniel Lajeunesse

 

Le sonnet à kyrielle de Marlène : Des mercis en kyrielle.

 

Voici un sonnet à kyrielle que m’a dédié ma chère amie Marlène nous prouvant à nouveau son grand talent de poétesse du cœur. Merci  Marlène !

 

Des mercis en kyrielle


J’ai reçu d’une amie en contemplant la toile
Sur un sonnet en fleurs un hommage charmant
Depuis je suis ailleurs, ses vers me désarmant,
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile

Afin de foudroyer la noirceur qui m’entoile

Quand la valse des jours prend un tour alarmant.
Contre la déraison toujours se gendarmant,
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile,

De mèches de bonheur me fait une toison

Pour belliqueusement me soustraire au poison.
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile

Filante, en des cieux lourds d’aberrations,

Mais certain de combler mes aspirations
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile.

Marl’Aime, Poèmes de ma Vie – Sonnet à kyrielle 22/05/2018

Retour de lecture en poésie !

couverture-vagabondages

Je remercie mon amie, Marlène,  pour la surprise de ce chant royal, retour de lecture de mon dernier recueil « Vagabondages », pour lequel elle a utilisé les titres des mes poèmes ! Sachant aussi que le chant royal n’est pas une forme facile dont la formule est : ABABCCDDEDE , que le poème est composé sur uniquement 5 rimes et que le refrain se doit d’être féminin ! Marlène BRAVO !

 

 

Amour devant Chant pour « Vagabondages »

Elle connaît « la musique de l’âme »,
Répand du bleu « quand la mode est au gris »
« L’esprit vagabond » attend qu’on l’en blâme
Errant « sur les pas de Stellamaris » !
« Sire mon chat », dis-moi, « que ne suis-je ? », elle,
En sublimant en vers « ma tourterelle »,
« La Vendée » ou, « l’étang près de chez moi »
« A toi Flormed », le Maître, indicible émoi
Saurais-je éveiller ! Lors ma frénésie
Doublant en « silence » édicte ma loi,
« Amour de vent », c’est beau la poésie !

*
Triste « en attendant la muse », je dame,
Mes « souvenirs en déroute », dépris…
« Un jour », après « le baiser » de Madame
La « Lune », en paix, ma « Solitude » a pris
En or, la couleur de « la cardabelle »,
Mon « spleen automnal » « au lit » se gabelle  !
« Telle une fleur » le ciel devint mon roi,
Exit « le cafard » ou le désarroi,
Ding ! « le carillon » de ma fantaisie !
« La pensée » agit plus qu’on ne le croit
« Amour de vent », c’est beau la poésie !

*
Parfois « au cœur d’une famille » un drame
Peut engendrer « questionnements » puis cris,
Et du « tendre tableau » se rompt la trame.
Singeant « les loubards » ne donnant nul prix,
Céans, « au bois de notre amour ». Par quelle
Etrange « injustice » aoûte une querelle ?
Morts ! les « souvenirs » sous le même toit
S’impose « le temps » du chacun pour soi,
Ô « Tristes moutons ! » frappés d’amnésie
« Il neige » au-dedans, je garde la foi…
« Amour de vent », c’est beau la poésie !
*
Avec « les mots qui mentent », voie infâme !
« Les étés d’antan » ne sont plus que bris,
Pleurant « Comme une Pénélope », femme
D’espoir aux « plaisirs d’automne » assombris,
« Je regrette » encor l’ancienne étincelle

« Quand j’étais Marquise des Anges », celle
Qui soignait des « Parents absents » quand droit
De « Décembre » aidant, quelque soit l’endroit
« Les mots tapés », par télékinésie,
Les extirpais de mon esprit adroit
« Amour de vent », c’est beau la poésie !
*

« Si » le ciel allonge un peu mon programme
« La galanterie » – art dont je m’épris –
Exigerait de ne plus perdre un gramme
De mon temps ! Quand, « les courses » au mépris
Brident « le rappel des anges », j’attelle
Aux airs « tango » « mes roses » en dentelle
Afin de bien me rappeler « pourquoi
J’aime les vers », saint recours qui sursoit
A la « transhumance » au mal. Dessaisie
En tout, la terre offre et point ne reçoit,
« Amour de vent », c’est beau la poésie !
*
« Poème moi-même », ombre criminelle,
« Dans la forêt » des maux en sentinelle ;
Ton art, Annie, a ce je-ne-sais-quoi
Qui m’émeut et embellit mon chez-moi.
Ma plume à la tienne en synesthésie,
Se transcende lors d’un cordial tournoi
« Amour de vent », c’est beau la poésie !


Marl’Aime, Poèmes de ma Vie – Chant royal 07/11/2017


En hommage à mon amie, Annie la poétesse, en remerciements de son présent, j’ai composé ce poème avec les titres des poèmes de son recueil « Vagabondages » que j’ai adoré.