Archives de catégorie : Prix de poésie

Mes résultats des Arts et Lettres de France !

Peu de prix cette année encore mais des accessits bienvenus quand on est une étourdie !

Après le deuil

Je pensais retrouver la paix, le réconfort,
Après ce grand départ qui fit pleurer ma prose,
Mais rien de tout cela, sombre est mon coffre-fort.

Un soleil trop timide affiche un air morose
Dès qu’un nuage noir, lourd de tous mes regrets,
L’empêche de sourire à l’éclat d’une rose.

Lors je ferme les yeux sur mes rêves secrets
Afin de rattraper le passé qui s’envole,
Ainsi qu’une colombe entre mont et guérets…

Il me faudrait, c’est sûr, d’une rime frivole,
Découvrir l’antidote à ce chagrin pesant,
Pour ramener au nid la muse bénévole !

Désormais chaque jour un silence écrasant
S’ajoute à la tristesse, et d’un pas qui se traîne,
Voilà qu’il s’alourdit d’un ciel agonisant…

L’hiver est dans mon cœur et pourtant, souveraine,
La saison offre encor perles et diamants
Quand un buisson fleuri laisse échapper sa traîne

Colorant mes pensers à l’or des firmaments.

Annie

Remise des prix de poésie à Chasseneuil du Poitou !

Hier a eu lieu la remise des prix de poésie de la ville de Chasseneuil du Poitou. Pour moi le second prix Georges Sand pour mon poème  » La starlette » ! Merci au jury !


La starlette

Elle expose son corps, telle une friandise,
Que l’on couve des yeux sans pouvoir se l’offrir,
Et les seins généreux, sans rien pour les couvrir,
Ouvrent des appétits pour cette gourmandise.

Ses robes, ses bijoux, d’or et de diamant,
La font se pavaner, bien trop belle ingénue,
Mais sous la mousseline, elle est quasiment nue,
Déjà prête à s’offrir à son nouvel amant.

Le feu des projecteurs la flatte et la caresse,
Elle en rajoute un peu, la foule s’attendrit,
Devant tant de beauté même le ciel sourit,
Mais le diable se cache au milieu de la presse…

C’est ainsi que plus tard on la retrouve en pleurs,
Nouvelle Cendrillon n’ayant plus de carrosse,
La drogue est son recours car le monde féroce
Aime aussi se nourrir des plus grandes douleurs !

Annie

49 e Jeux Floraux de l’Essor poétique de la Roche Sur Yon.

Sous un chaud soleil, une belle remise des prix en ce printemps ! Merci au jury et aux membres de l’Essor de la Roche Sur Yon !

Nostalgie


J’ai refermé toutes mes portes
Pour affronter les cieux plus gris.
Sur le vélin des feuilles mortes,
On voit encor maints coloris.

Pour affronter les cieux plus gris,
La cheminée ourle sa flamme.
On voit encor maints coloris
Dans les buissons que l’aube acclame !

La cheminée ourle sa flamme,
Je songe à mes étés passés.
Dans les buissons que l’aube acclame,
Les feux du temps se sont lassés !

Je songe à mes étés passés,
Déjà l’hiver met sa flanelle.
Les feux du temps se sont lassés,
Il fait bien froid dans la venelle !

Déjà l’hiver met sa flanelle,
Il a neigé dans mes cheveux…
Il fait bien froid dans la venelle,
Le blanc flocon passe aux aveux !

Il a neigé dans mes cheveux,
Traînent mes ans mille cohortes.
Le blanc flocon passe aux aveux,
J’ai refermé toutes mes portes !

Annie

Résultats du concours de la Société des poètes et artistes de France 2021.


Au bal du gai printemps


Dans les champs de colza le soleil fait naufrage
Après avoir poudré les fleurs de mille tons :
Du bleu pour la pervenche et du jaune aux chatons ;
Chaque jour il reprend le fil de son ouvrage !

Primevères, coucous, acclament leur dorage,
Dès que la campanule ajuste ses boutons,
La marguerite offerte au regard des moutons
Tapisse les prés verts d’un délicat mirage.

La glycine en panache, accoudée au vieux mur,
Compagne d’un lilas, tel un vin de Saumur,
Enivre l’herbe folle et la belle églantine !

Discrète violette, au bal du gai printemps,
En silence applaudit les magiques instants
Quand une rose enfin se montre un peu mutine !


Annie

Résultats des Arts et Lettres de France 2021.

 

Voici mes résultats du 53 ème concours des Arts et Lettres de France 2021. Moins bons que l’an dernier mais, qui sait, meilleurs seront les prochains ! On a le droit de rêver !

 

La Terza-Rima
Trop tard

Je voulais réunir la fleur avec le fruit,
Pour en faire un bouquet de nouvelle tendresse,
Mais tu n’as su m’offrir qu’un silence et son bruit.

Mendiante d’amour, j’espérais ta caresse,
Un peu comme autrefois, lorsque j’étais enfant,
Car en ces temps bénis on ne sait la détresse.

Dans tes bras j’éprouvais un plaisir triomphant
A me faire bercer, nichée en cette osmose,
Dont j’ignorais alors le pouvoir étouffant.

Ah combien j’ai souffert de la dure ecchymose
Que ta fuite inutile a laissée en mon cœur,
Aujourd’hui tu reviens, je ne suis plus ta chose !

Ne pouvant remplacer celui dont la liqueur
Enivrait tes désirs de folles aventures,
Tu rejettes sur moi des colliers de rancœur.

Nous aurions pu, maman, dans de tendres pâtures,
Construire un autre nid, sans reproche et sans heurt,
Pour accueillir, enfin, maintes progénitures ?

Hélas, je vois déjà l’éclat du jour qui meurt.

Annie

48 èmes jeux floraux de l’Essor poétique de la Roche Sur Yon.

Un seul prix cette année aux jeux floraux de l’Essor poétique de la Roche Sur Yon mais quel prix ! 

 


Course en solitaire


Partir à dos d’écume est un pari gagnant
Pour le skipper féru de course en solitaire,
Et qui trouve en Neptune un allié régnant.

Suite à de longs adieux pour son lopin de terre,
Toutes voiles dehors, futé navigateur,
Il se tient prêt enfin à sonder le mystère !

Passé le Pot au Noir, il vise l’équateur,
Jongle avec les embruns, maîtrise les bourrasques,
D’un troupeau rugissant, il devient le dompteur !

Ne dormir que d’un œil, en rêvant de Tarasques,
Voilà quel est le sort de ce prompt chevalier,
Fiancé de la nuit qui l’invite en ses frasques.

Quand l’océan se calme, ô bonheur singulier
De savourer déjà sa première victoire :
– Être seul maître à bord à flatter son geôlier !

Poète ou baroudeur, que j’aime son histoire
Nourrissant mon esprit ivre d’émotions,
Lorsque tous les brisants changent sa trajectoire !

Traverser l’impossible et ses mille sillons
Relève de l’exploit, mais avec du courage,
L’être humain, bien souvent, renaît de passions !

Qu’il récolte la gloire ou le pire naufrage,
L’important n’est-il pas d’avoir frôlé le ciel,
Sans regretter jamais la douceur d’un ancrage,

Afin d’y revenir riche d’essentiel !
Annie

 

 

Article sur le Mortagnais : « Annie Poirier, poétesse classique passionnée. »

 
Suite à l’incendie  de Strasbourg je viens juste de récupérer mon serveur.  Merci à tous pour vos passages amicaux, je suis bien désolée de ce retard, le principal étant que je puisse retrouver ce blog !

 

Un grand merci à Madame Suptille, chargée de la communication de ma jolie commune,  pour avoir publié cet article élogieux sur ma passion de la poésie classique !

 

Prix des 47 èmes jeux floraux de la Roche Sur Yon.

Cette année, hélas, pas de remise des prix pour les 47 èmes jeux floraux de la Roche Sur Yon, journée si conviviale habituellement.
J’ai reçu ce jour mes diplômes et une médaille par la poste ! Je vous offre de participer à cette joie en dépit d’une période difficile pour moi.

La ronde des mois

Déjà janvier s’avance en son bel artifice,
Enveloppé d’espoir et de brouillard givrant ;
Il brise du passé chagrins et maléfice
Puis il quitte la scène heureux et délirant.

Arrive février dans son manteau d’hermine
Qui transforme le bois en un monde enchanteur,
Fige le cyclamen, même la cardamine,
Dans l’attente d’un mars toujours à la hauteur !

Avril a son coucou, mai ses mille clochettes,
Chacun d’eux s’évertue à réveiller les cœurs,
Et lorsque l’on entend crépiter les branchettes
C’est que juin rayonnant savoure ses liqueurs !

Et s’enflamme juillet de l’aube au crépuscule
Pour rester grand vainqueur des plus belles moissons
Que l’on déguste en août, en pleine canicule,
En attendant du soir deux zestes de frissons.

Sur les fils de septembre, on voit une hirondelle
Se délecter déjà du grand rassemblement,
Tandis que les moineaux, d’un habile coup d’aile,
Surveillent de la treille, octobre au firmament.

Novembre épouse l’or du plus beau chrysanthème
Dès que la feuille meurt sous l’arbre décharné,
Jusqu’à ce que décembre attise une bohème
Pour réchauffer la crèche où dort un nouveau-né !

Annie

Prix de poésie : Palmarès du 21 ème Concours de Nouvelles et de Poésies 2019, Encres Vives, Cholet.

Merci à Encres Vives de m’avoir octroyé le premier prix sur le thème  » Le rideau se lève » pour mon poème,  » Secret de Polichinelle » !

Secret de Polichinelle

J’ai rêvé maintes fois d’une grange discrète
Où nous irions tous deux recompter les moutons
D’un ciel si bienveillant, que pour notre amourette,
Il irait décrocher la lune et ses boutons !

Et même s’il fallait progresser à tâtons
Sur un chemin de croix nous privant de ripaille,
Ah que nous serions bien allongés sur la paille, 
Sous le couvert d’un gîte aux rustiques festons !

Le chant d’une hulotte, un galop de harpaille,
Me jetteraient tremblante au creux de tes deux bras ;
Ton désir étant loin d’un fumet de cipaille,
Tu te ferais berger de mon faux embarras !

Le manteau de la nuit tombant en cascatelles
Couvrirait la pudeur d’un morceau de dentelles
Pour lequel je n’aurais ni remords ni regret !

Mais faut-il une suite à ma douce chimère ? 
Imaginons un peu qu’une brave commère
Ait pour notre aventure un quelconque intérêt !

En tirant le rideau sur ma petite histoire,
J’implore également mon aimable auditoire,
De ne rien dévoiler d’un probable secret !

Annie