Archives de catégorie : Prix de poésie

Résultats du concours des 42èmes jeux floraux de l’Essor poétique 2015 de La Roche Sur Yon : deux seconds prix de poésie classique.

 

 

Poèmes publiés dans mon recueil : 

 

 

Juillets d'antan

 Juillets d’antan

Déjà juillet transpire en perles de lumière,
J’ai plus ou moins vingt ans et le cœur aux abois…
Comme il fait bon l’été dans la fraîche chaumière !

J’y retrouve ma chambre et sa poutre de bois,
Elle seule détient le secret de mes rêves
Et des philtres d’amour qu’innocemment je bois…

Tour à tour je deviens la princesse de Clèves
Pénélope, Chimène ou d’autres pourquoi pas
Qui jouaient de leur charme aussi bien que des glaives…

Ai-je beaucoup trop lu que j’aime ce trépas
Qui clôture le songe et me laisse dormante,
Princesse abandonnée au milieu de lampas ?

Mais je n’ai plus vingt ans, si je reste charmante
C’est aux yeux d’un époux qui loin d’être un ingrat
Espère en cette nuit que je me fasse aimante,

Pour partager à deux le parfum du cédrat !

Annie

 

Vacances bretonnes

Vacances bretonnes

C’était un cabanon au fin fond du jardin
Qui fleurait le vieux foin, la pomme et le mystère,
J’aimais y retrouver ce peuple qui se terre
Et lui tendre avec foi ma lampe d’Aladin…

Oubliés la cigale et le bleu lavandin
Pour vivre une autre vie aux saveurs d’une terre
Que balayait un vent, venu du Finistère,
Afin de me chanter son air de baladin…

Pour régner dignement il me fallait un prince ;
C’est là qu’intervenait mon cousin de province,
Aussi rêveur que nous, vous ne trouverez pas !

Il chassait l’araignée et je cueillais la mûre,
Lorsque nous grimacions face au frugal repas,
Nous n’accusions le fruit mais un cri de lémure !…

Annie

Prix de poésie.

Malgré une sévère concurrence de poèmes plus beaux les uns que les autres, j’ai obtenu un troisième prix du sonnet, prix Lucien Durant aux Jeux Floraux d’Anjou 2015 pour mon poème  « Pourquoi pas la montagne » !

A lire sur le site de mon éditeur:

Encore un prix de poésie pour Annie Poirier !

 

P1000818

 

Prix du sonnet Angers

Pourquoi pas la montagne ?

« Que la montagne est belle » ; oh oui Monsieur Ferrat !
Cependant plus me plaît le vallon qui serpente
Non loin de Villeneuve où la rose grimpante
Ne craint pour sa beauté, sa robe d’apparat ;

Mais j’ai mené bien haut ce bonheur scélérat,
L’obligeant à troquer son ancienne charpente
Contre un nouveau décor à la mine pimpante
Lorsque l’or des genêts se fond au baccarat.

En me faisant bergère en plein cœur des alpages
Pour compter les moutons, les yeux sur les nuages,
J’ai chassé tous les loups de mon esprit dolent…

J’ai cueilli les refrains de sources vagabondes,
De clarines aussi qui tintinnabulant
Firent danser mes pas dans ceux des vaches blondes…

Annie